ON A ETE AUX BROWN SUGAR DAYS

Les Brown Sugar Days ont eu lieu ce week-end

Le samedi 15 juin 2019 à Paris a eu lieu la 7è édition des Brown Sugar Days, et nous y étions ! On vous dit tout sur cet évènement de la planète afro devenu incontournable.

Que sont les Brown Sugar Days?

Par Brown Sugar Days, on entend festival de films afro-américains, donc principalement réalisés par des réalisateurs et mettant en scène des acteurs afro-américains. Les organisateurs, partant du constat que cette catégorie est peu visible en France, et que l’on voit rarement ce type de films sur nos écrans malgré une réelle demande, ont décidé d’organiser, une à deux fois par an depuis 2015, une journée marathon où sont diffusés le plus gros succès du box-office Outre-Atlantique.

Le lieu

Le festival a lieu au Grand Rex à Paris. Qui ne connaît pas la salle mythique du Boulevard Poissonnière ? Outre la beauté du lieu,  elle peut accueillir jusqu’à 2700 personnes.

L’organisation

L’un des films projetés pendant les Brown Sugar Days

Les organisateurs proposaient 3 formules : la formule aprem, pour voir deux films à partir de 13h30, la formule soir, pour voir deux films à partir de 18h30 et enfin la formule marathon, pour voir les 3 films. Les deux premières formules étaient à 18 euros, et la troisième à 26 euros, qui revient à un peu moins qu’une place de cinéma classique. Nous avons pour notre part opté pour la formule soir, et le prix nous a semblé tout à fait raisonnable.

Les formules pouvaient être réservées en ligne. A l’arrivée, sur présentation de notre billet reçu par e-mail nous était remis un bracelet permettant d’avoir accès à la salle. Autour de 18 heures sur place, la file était impressionnante et s’étirait sur une grande partie de la rue adjacente au cinéma. Les passants se demandaient en quel honneur toutes ces coupes afro avaient pris d’assaut le 2e arrondissement ! Au final, lorsque les portes se sont ouvertes, l’entrée a été assez rapide. Trouver deux places côte à côte a en revanche été compliqué, et nous avons dû aller au balcon situé au 3e niveau. Moralité : arriver avec un peu d’avance la prochaine fois.

 

L’ambiance

L’ambiance était survoltée ! Les participants avaient été invités à respecter un code couleur, le bleu ou le jaune. Nous avons été accueillis par la musique entraînante de  DJ Anaïs. Entre les deux films, le show impressionnant d’enfants aux jambes élastiques pratiquant la danse africaine, une playlist nous faisant revivre tous nos classiques, un karaoké pour donner de la voix. Pendant les films, les spectateurs réagissaient ensemble aux évènements touchant les personnages, de sorte que l’on ressentait une vraie communion avec les 2500 âmes, bien que le brouhaha de fond a parfois pu être gênant. L’ambiance était sans contexte le point fort de ce festival. Il y avait aussi des stands de nourriture (avec des plats africains notamment), mais nous n’avons pas eu le courage de nous y aventurer en voyant la queue.

 

Les films

Les films proposés étaient des comédies, donc tournés vers le divertissement. Nous en avons vu deux sur les trois qui étaient présentés : Nobody’s Fool et Little. Nobody’s Fool réunit tous les ingrédients de la comédie romantique classique : une femme qui cherche l’amour ou qui croit l’avoir trouvé alors que le véritable se trouve sous son nez, un prince charmant qui ne demande qu’à la chérir ; un personnage comique et un peu lourd qui joue les entremetteurs. La comédie était sympathique à regarder.

Nous avons moins apprécié la seconde comédie, qui racontait comment une femme devenue odieuse avec l’âge et la réussite se retrouve à nouveau adolescente. Le scénario ramait un peu et l’humour n’était pas poilant. Si nous avions une suggestion à faire aux organisateurs, ce serait de faire un choix de films un peu plus pointu, quitte à explorer les films venant d’autre pays, et d’Afrique notamment. Après tout, cela correspondrait à la réalité de la communauté afro en France.

Y retourner?

Oui sans hésiter, pour l’ambiance ! Parce qu’elle était festive d’une part (ce qui explique sans doute le choix de films plutôt légers), mais aussi parce que c’est agréable de retrouver la communauté afro d’Ile-de-France, voire de plus loin, une communauté en demande de sa culture et d’une meilleure représentativité.